Un grave accident de la route survenu samedi, peu après 20 h, sur le chemin Sainte-Béatrix près de la rue Goyette, à Saint-Ambroise-de-Kildare, a causé la mort de deux jeunes personnes.
Le décès du conducteur, Michaël Beaulieu Chartrand, 18 ans, de Repentigny, et de la passagère, une jeune fille de 17 ans de L'Assomption, a été constaté dimanche, à l'hôpital Sacré-C½ur de Montréal.
La chaussée glissante et les conditions météorologiques pourraient être à l'origine de cet accident. La vitesse ne semble pas être en cause.
Le jeune homme aurait perdu le contrôle de son véhicule et quitté la chaussé devant le 5980, chemin Sainte-Béatrix. La voiture aurait alors traversé une partie de ce terrain et du chemin Goyette avant de percuter un monticule de terre. L'impact aurait propulsé le véhicule et ses passagers de l'autre côté d'une clôture de broche pour ensuite se retrouver sur ses quatre roues.
Les deux victimes ont été transportées au CHRDL puis à l'hôpital Sacré-C½ur de Montréal.
La Sûreté du Québec poursuit son enquête afin de déterminer les circonstances entourant ce drame
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Décédés tragiquement dans un accident de la route ce weekend, deux amoureux de 17 et 18 ans pourront sauver des vies comme ils le souhaitaient grâce au don d'organes, faisant du même coup la fierté de leurs parents éprouvés.
Stéphanie Tapp, 17 ans, ainsi que son amoureux, Michael Beaulieu- Chartrand, 18 ans, roulaient sur le chemin Sainte-Béatrix à Sainte-Mélanie, samedi soir, au retour d'une fête familiale.
Il pleuvait à verse vers 20 h et la chaussée était glissante. C'est le jeune homme qui conduisait.
«Alors qu'ils descendaient une côte, il a perdu le contrôle et traversé la voie inverse», dit le sergent Benoît Richard, de la SQ.La voiture a traversé un terrain privé et une deuxième route avant de percuter un monticule de terre et d'être projetée dans les airs. Les occupants n'ont eu aucune chance de s'en sortir.
Pour moi, ce n'est pas du tout relié à la ceinture ou à l'alcool, je pense que c'est plus une question de mauvais temps. Il pleuvait à boire debout et ils auraient possiblement fait de l'aquaplaning», dit le coroner Jean Brochu, chargé de l'enquête.
Dans le sang
Le corps de Stéphanie était maintenu en vie artificiellement hier et les spécialistes s'affairaient à prélever ses organes.
Passionnée par les soins de santé, l'adolescente soulignait souvent l'importance de ce geste. Elle avait même converti sa mère au don d'organes, lui disant qu'elle trouvait «égoïste» de ne pas le faire.
«Moi, quand je vais mourir, je veux aider les gens», répétait-elle souvent.
Stéphanie venait de terminer son secondaire et devait débuter en techniques infirmières cet automne au Cégep de Maisonneuve. Elle rêvait de devenir neurochirurgienne pour sauver des vies.
Très fiers
Quant à Michael, qui s'apprêtait à entrer au port de Montréal comme débardeur, c'est sa mère qui l'avait sensibilisé au don d'organes.
«J'avais vu quelque chose sur ça à la télé et dès que j'en ai parlé à Michael, il a signé sa carte tout de suite.»
La famille a été informée que les yeux, les tissus, les tendons et la peau du jeune homme pourraient être greffés.
Les parents des deux jeunes se disent tous «très fiers» de leurs enfants parce qu'ils tenaient à aider leurs prochains, même après leur mort. Ils n'ont pas hésité à approuver les prélèvements.
«On leur a dit de prendre tout ce qu'ils peuvent, sans restriction», dit M. Tapp.
«Tant mieux si ça peut aider une autre famille qui est aux prises avec la même souffrance que nous vivons maintenant», ajoute M. Chartrand.